Ôde à mes proches

proches copieC’est vrai, ne mentons pas, se plaindre, ça peut faire du bien. Mais d’un point de vue psychologique, je ne suis pas convaincue que ce soit très sain. J’ai eu une année pourrie par certains aspects, c’est vrai. La mort de mon père a certainement été la pire expérience de ma vie. La longue descente vers la dépression qui a suivi n’a pas été facile non plus. Mais au lieu de me complaire dans mon malheur, je voudrais remercier les personnes qui m’ont aidé à rejoindre la lumière. Je ne vais en citer que quelques uns. Que les autres ne s’offusquent pas, les personnes importantes de ma vie savent qui elles sont, qu’elles soient présentes dans cet article ou pas.


 

Le lien filial

Je voudrais commencer par ma mère, qui a été et est toujours une boule d’amour extraordinaire. Une femme d’une intelligence incroyable, belle et aimante. Une mère comme on en rêve, qui m’a écouté et compris, qui n’a eu de cesse de m’aider émotionnellement et physiquement. L’amour et le respect que j’ai pour elle font gonfler mon cœur jusqu’à mes yeux. Et des perles de tendresse coulent de ceux-ci quand je pense à tout ce qu’elle a fait pour moi, malgré ses propres combats. Je lui en suis infiniment reconnaissante.

Eros et Agapé

Arrivé un peu plus tard dans ma vie, mais tout aussi important, est mon compagnon. Il est le symbole même de l’homme parfait, même ses défauts le sont (en a-t-il seulement?). C’est la personne la plus empathique, attentionnée, gentille, tendre, compréhensive et sexy que je connaisse. Il a le don de pouvoir lire mon visage et savoir à quoi je pense, comment je me sens, etc. Je n’aurais probablement pas pu traverser toutes les épreuves de cette dernière année sans son âme et son corps à mes côtés. Il m’a appris à m’aimer, même dans les pires moments de souffrance. Ces périodes où l’on croit qu’on va à jamais rester cette larve incapable de se réjouir de quoi que ce soit. Il m’a montré patiemment, sans me brusquer, ce que c’était que le bonheur, et que j’y avais droit. Il m’a aussi appris à aimer sans barrière, sans limite et sans peur. Grâce à lui, les couleurs sont plus vives, les rires plus vrais, et la beauté de la vie à (a) repris sa place dans mon coeur.

Camille. Ah, Camille! Mon âme sœur amicale. Notre relation a très vite évolué de simples « copines » à de vraies sœurs à la vie à la mort. C’est la première que j’appelle quand j’ai un problème ou une joie à partager. Derrière son côté boudeur se cache un coeur d’or. C’est avec elle que je me sens à l’aise pour parler de mes hauts, mais surtout mes bas, parce qu’elle me comprend. Avoir une sœur comme elle, que j’ai choisi, qui me respecte et m’aime malgré mes défauts est sans prix.

La nouvelle famille, celle qu’on choisit

Cette année, j’ai perdu une bonne partie des membres de ma famille proche. Pourtant, j’ai eu la chance d’en construire une nouvelle. Après ma sœur, j’ai été adoptée par une marraine pas comme les autres. Elle aussi fibromite, elle comprend mes batailles contre la maladie. C’est une femme dont la vie difficile ne l’a pas empêché de garder un humour tranchant, une écoute de l’autre extraordinaire et une compréhension du monde admirable. Je l’admire beaucoup. Sa personnalité excentrique est une bouffée d’air frais et en l’espace de quelques mois, elle est devenue un pilier de ma vie.

Enfin, grâce à mon compagnon, j’ai eu la chance de rencontrer la famille Narwalia. Mama Narwalia est devenue rapidement une amie mais aussi un modèle. Sa force, sa détermination et sa sensibilité sont des trésors que je chéris. Papa Narwalia, me fait toujours rire et nous partageons une passion commune : les super-héros. Son expertise en la matière ne cesse de m’impressionner. Et puis nous avons baby Narwalia. Baby Narwalia est une vraie boule à facettes qui virevolte dans les airs. A trois ans, elle est dotée d’une ouverture sur le monde qui brille de mille feux. Je ne savais pas qu’un aussi petit bout pouvait avoir un sens de l’humour aussi pince sans rire. Ses éclats de rires me réchauffent le cœur à chaque fois.

Mettez-vous dans leurs pompes

Le point commun entre tous ces gens, à part le fait que je les aime, c’est l’empathie. Ils sont tous dotés d’une compréhension de l’autre magnifique. Ils ne m’en veulent pas quand j’annule un rendez-vous à la dernière minute. Ils m’aiment telle que je suis là ou moi, j’ai encore du mal à m’accepter. Ils m’aident quand je ne peux pas faire quelque chose. Ils continuent à prendre des nouvelles, même quand je ne donne pas signe de vie. Ils font tout pour que je sois dans un environnement confortable. Je les aime pour ça, mais aussi pour ce qu’ils sont, eux.

Voici le message le plus important de ce post : si vous êtes proche d’un fibromite (famille, amis, collègue), sachez qu’avec des petites attentions, beaucoup de patience et de compréhension, vous pouvez changer la vie de quelqu’un.

Mes proches ont certainement sauvé la mienne.

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